Affichage des articles dont le libellé est Visite commentée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Visite commentée. Afficher tous les articles

dimanche 3 mars 2013

Visite du Musée du Louvre... avec des enfants.

Ok, avoir des enfants = plus possible de voir les expos du moment. D'où aucun post depuis trois ans sur une expo parisienne.
Une fois que ce constat est fait, on peut aussi aborder les choses sous un autre angle : comment j'arrive quand même à trainer les mômes au musée (collections permanentes), histoire de ne pas perdre le contact avec les oeuvres et au passage avoir l'illusion de transmettre une culture à mes enfants.

Je décide donc aujourd'hui de partager mon expérience parce qu'il y a, à mon avis, des petits secrets pour une visite réussie. Récit d'une visite du Musée du Louvre.
(En cliquant sur les mots en rouge vous ouvrez une fenêtre qui permet d'accéder à la notice de l'oeuvre.)

Les 4 piliers.
- 1/ Préparer les enfants deux jours avant en leur expliquant qu'ils vont aller au Musée du Louvre voir la Joconde (en leur montrant une reproduction du tableau).
- 2/ Impliquer les enfants : imprimer le plan du musée pour qu'ils se l'approprient et qu'ils partent au musée avec le plan dans les mains.
- 3/ Rapidité : Prendre ses billets à l'avance. Ne pas hésiter à opter pour la voiture (parking sous le musée) si le temps de transport en commun est trop long. Préparer un circuit court de 45 minutes maximum (ci-après ma proposition testée et approuvée)
- 4/ Passer par la case "souvenirs" (la boutique du musée)
Sujet armé de son plan

Le bon moment. 
Incontestablement en matinée. J'ai lu que c'est à ce moment que les enfants sont les plus réceptifs. Samedi matin était un bon choix, personne dans les rues (donc on y était en 30 minutes, pareil pour le retour à la maison), pas trop de monde au musée.

Le circuit pour les petits (Peintures Italiennes, françaises, Grèce, Antiquités Orientales, sculptures françaises en option)
C'est le circuit de tout bon touriste qui devra faire également dans la journée Versailles et Fontainebleau.

Premier arrêt : La Joconde.  Sous la pyramide se diriger vers l'aile Denon. Prendre l'ascenseur K vers le 1er étage. On arrive à l'arrière de la salle des États (massacrée par Lorenzo Piqueras mais ça, c'est un tout autre sujet...). En 3 minutes on se retrouve donc confronté à la Joconde (et aux touristes, mais c'est le jeu). Grand banquet de mariage quand on se retourne : les noces de Cana.
Remarque : La Joconde est très bien fléchée : il y a sa tête sur tout les panneaux avec une flèche en dessous. Si le gamin ne sait pas lire, il repère tout de suite l'image (qu'il connait depuis deux jours) et nous guide avec plaisir.

Trajet dans les oeuvres grecques : Traverser les peintures françaises et jeter un coup d'oeil furtif à Mme Récamier, le Sacre de Napoléon, le Serment des Horaces et l'Enlèvement des Sabines, pour arriver aux escaliers de la Victoire de Samothrace.
Descendre vers le Département des Antiquités Grecques (avec une petite halte en Italie salle 18 devant le sarcophage des époux, rebaptisé "le papa et la maman étrusques") pour aller dire bonjour à la Vénus de Milo. Traverser l'aile  Sully (côté grec, mais pas égyptien, on fera les momies et le scribe un autre jour) pour arriver dans la salle des Caryatides (salle 17) et s'amuser des magnifiques oeuvres grecques (enfin il s'agit de copies romaines, c'est une longue histoire...) et particulièrement l'Enfant à l'oie à l'échelle des enfants justement.
Ils sont où ses bras ?

À la recherche des taureaux : En sortant de la salle des Caryatides, descendre les escaliers, et traverser pour remonter de l'autre côté de l'aile Sully, vers les Antiquités Orientales (remontez au rez-de-chaussée, le but est d'arriver salle 4). Dire aux enfants qu'on cherche des taureaux. Les salles traversées sont l'occasion de croiser un formidable bestiaire qui parle beaucoup aux petits (et en plus, les salles sont toujours vides...). Petit arrêt obligatoire dans la magnifique salle 8 qui, outre les oeuvres de Suse (Iran IIIe millénaire avant JC), ouvre sur un angle inédit pour voir la Pyramide. Prendre sur la droite vers la salle 6 (toilettes si besoin) pour arriver au "passage secret" qui mène à la cour Khorsabad (Irak). Et là c'est la folie : des taureaux hors d'échelle avec des ailes, des têtes d'hommes barbus, cinq pattes... bref de quoi être émerveillés. Un peu plus loin toujours dans la même salle la frise de l'intérieur du palais qui offre la possibilité de chercher des bateaux, des poissons, des tortues...
la cour Khorsabad
de quoi faire une bonne soupe

Vers la sortie. Se diriger dans la salle 2. Si les enfants sont intéressés par les sculptures de la cour Puget, il ne faut pas partir tout de suite et faire un détour pour admirer Milon et Hercule, sinon prendre les escalators qui nous descendront vers la sortie. L'occasion pour les parents d'admirer la pierre de bourgogne et les lignes intemporelles qu'a dessiné Pei pour ces escaliers mécaniques qu'il a su si bien intégrer au palais (je crie au génie, et m'émerveillerai toujours devant le Grand Louvre).
L'architecture de Pei au service du Palais. Quel bonheur !

De retour sous la pyramide, passage obligé à la boutique "les enfants du Musée" et repartir, entre autres, avec le découverte Gallimard jeunesse consacré au Louvre.

Bonne visite.

à venir : circuit dans la Grèce pré-classique, les coptes et l'Egypte des pharaons !




dimanche 10 avril 2011

La Californie en Charente-maritime


Royan, Bourgade de pêcheurs devient au XIXe siècle lieu de villégiature de la gent bordelaise et charentaise accro aux bains de mer et au casino. Seulement voilà, pendant la seconde guerre mondiale, Royan est en zone occupée et est une base militaire allemande stratégique. Pendant 8 mois la ville est bombardée par les alliés pour enfin être libérée le 17 avril 1945. Le centre ville et le quartier de Focillion sont détruits à 85%. Il faut reconstruire et vite. Si au départ il était question de refaire à l'identique, Charles Ragazzoni, maire de Royan en 1946 décide que l'architecture de la Belle Époque n'est plus au goût du jour et qu'il faut du "moderne". Il faudra 4 ans pour déblayer les décombres et pour que Claude Ferret trace les grandes lignes du plan d'urbanisme de la ville.

J'ai passé toutes mes vacances de Toussaints, de Noël et de Pâques à l'Île d'Oléron. Nous avons fait Rochefort, le château de la Gateaudère, Brouage, l'Île d'Aix des dizaines et des dizaines de fois. Nous ne sommes jamais allés à Royan, parce que selon mes parents "c'est moche".
Je fonde ma propre famille, l'emmène à mon tour à l'Île d'Oléron, et là, je découvre lors d'une énième visite à la corderie de Rochefort que Royan à tout pour me séduire. Elle est officiellement la ville la plus 50 de France !
Le guide de Antoine-Marie Préaut en poche, nous voici partis dès le lendemain à la rencontre des cadres de façade, des brises soleil et des pavés de verre very fifties !


Je ne suis pas déçue. Le guide m'explique que les architectes ont eu pour bible le numéro de l'architecture d'Aujourd'hui consacré au quartier de Pampulha à Belo Horizonte au Brésil, oeuvre de Oscar Nieymeyer et qu'on entend au loin Desafinado en se baladant dans le quartier de Focillion, mais moi je suis plutôt à L. A. notamment quand nous nous retrouvons sur la placette formée par l'intersection des rues Louis Lair et du Chamoine Guibaud. D'ailleurs non loin de là, la villa Californie de Louis Simon confirme qu'ici c'est l'american way of life, soleil, la mer et la bagnole garée au pied de la maison.
En descendant rue de la Grotte, nous trouvons une "Prouvé" échapée de Meudon.

Petite mise à jour du 28/02/12 : super article (comme toujours) de David Liaudet sur le sujet : Royan, les rumeurs de la ville

dimanche 11 avril 2010

L'expérience Bath (Angleterre)

Sur le chemin d'un petit coin de Paradis (Port Eynon, au sud du Pays de Galles), nous nous sommes arrêtés deux jours à Bath. Cette ville du Somerset est connue pour ses sources chaudes et les thermes (Aquae Sulis) qui ont été construits à partir de 43 après JC.

Mais la ville ne se résume pas uniquement au "Roman Baths". De mon point de vue, deux autres édifices ponctuent l'histoire de Bath : le Royal Cressent et SouthGate.


Le Royal Cressent (John Wood fils)
Il s'agit d'un ensemble de 33 maisons mitoyennes courant de manière semi-circulaire (enfin pas exactement comme on vous l'expliquera lors de la visite...) au dessus d'un pré offrant (lors de la livraison en 1774) une vue jusqu'à la rivière.
Edifice incroyable, planté en pleine nature. Oeuvre remarquable d'architecture, hors d'échelle comme peuvent l'être les saline d'Arc-et-Senan. A voir/vivre impérativement !


SouthGate (Chapman Taylor a qui ont doit pourtant la superbe réhab de la Gare de St Pancras à Londres...) - livraison de la 3e phase de travaux fin 2010.
Ensemble là aussi incroyable, ils l'ont fait ! Un temple du shopping construit en style "classic Georgian". En rasant le centre commercial 70'ies, Bath s'est offert face à la gare une follie de 35 000 m2 dédiée à la consommation (le projet intègre également en plus des commerces, 2 400 m2 de restaurants, 6 000 m2 de logements et un parking souterrain de 800 places...)
La déhambulation au milieu de ces allées est une expérience à vivre pour comprendre qu'après la fascination des romains pour les thermes, nous en sommes à la fascination pour la consommation (relire à ce sujet les recherches de Rem Koolhaas à la Harvard Design School sur la place des centres commerciaux dans notre société). Effrayant, déroutant mais finalement réellement fascinant.

mardi 2 février 2010

À VENIR : Visite guidée de la cité-jardins de Suresnes


En préparation : une visite guidée pour découvrir la Cité-Jardins (8 000 habitants) imaginée par Henri Sellier, maire de Suresnes de 1919 à 1941 et directeur de l'office des HLM (OPHBM à l'époque).
Cette visite sera l'occasion de revenir sur le concept anglo-saxon de Garden Cities (de l'anglais Ebenezer Howard), le courrant hygièniste, un premier exemple de recherche de mixité sociale, et de s'extasier devant cet exemple d'architecture année 1930.
Si on a le temps on fera également un petit tour par l'école de plein air de Lods (le grand copain de Prouvé...)

inscriptions ouvertes !

lundi 2 novembre 2009

Visite du lotissement MRU (cité sans-souci) de Jean Prouvé (92)

Nous nous sommes retrouvés à six samedi dernier pour observer ces maisons préfabriquées qui n'ont paradoxalement rien de standardisé.
Le groupe est unanime : c'est une réussite.
les avis sont partagés quant au modèle préféré : "métropole" ou maison coque, mais personnellement le pavillons métropole (ci contre) me séduit totalement.

mercredi 23 septembre 2009

Hôtel particulier de Jan et Joël Martel


Je reviens juste sur la visite incroyable du 7 août dernier. Deux appartements de la rue Mallet-Stevens étaient ouverts à la visite cet été. Dès l'entrée on ne regrette pas de s'être aventuré dans le 16e : la grille est de Jean Prouvé, le miroir (photo) des frères Martel et l'escalier de Mallet-Stevens annonce le raffinement du reste du bâtiment. Que c'est beau.